Archive for May, 2006

The world’s most dangerous road

Mardi matin, à peine réveillé à 7h30 dans le hall de l’hôtel, j’attends patiemment le guide qui doit venir me chercher avec la camionnette pour aller descendre cette fameuse route. 30 minutes plus tard, le voilà qui se pointe tranquillement et m’annonce la bouche en coeur qu’il faut encore attendre 30 minutes un autre type de l’hôtel à qui on a donné rendez-vous à 8h30! C’est ce genre de truc qui provoque chez moi des pulsions meurtrières et ne m’étonne plus que ces pays aillent si mal.

Entre parenthèses, c’est pas moi qui l’ai dit le premier mais un guide péruvien d’il y a quelques semaines en arrière qui implorait les touristes (péruviens) d’arriver à l’heure pour les visites en essayant de leur faire comprendre que c’est en commençant par ça que leur pays pourrait un jour être un peu plus développé. Ça laisse songeur… Le plus drôle reste à mon avis, l’insistance que les gens des compagnies de bus mettent, chaque fois que j’achète un billet, pour me faire arriver une demie heure avant le départ du bus programmé sachant pertinemment qu’il partira de toute façons une demi en retard! Ha, ha, qu’est-ce que je rigole des fois!! Fin de la parenthèse coup de gueule. ;o))

Finalement, nous voilà tous prêts au départ de la route vers 10h a environ 4600 m d’altitude. On revêt tous les couleurs de l’agence (une superbe veste imperméable jaune pétant) afin de nous différencier des 5 autres agences qui descendent en même temps. Les autres sont des locos (fous) d’après notre guide, un gars sympa mais vraiment très prudent (un peu parfois!). Nous sommes un groupe de 8 touristes (3 israéliennes, 3 hollandaises, 1 hollandais (ouf, pas que des miss!) et votre serviteur) ainsi que 2 guides à vélo et 1 chauffeur-photographe en camionnette.

Environ 2 heures de descentes grisantes sur le bitume avec un beau soleil, 1h30 sur un chemin terreux et boueux dans le brouillard et 2 heures sur le même chemin, plus dans le brouillard mais dans la poussière. Trop cool! La partie dans le brouillard était sensée être la plus périlleuse, avec un grand vide en bas la route, mais ça ne le faisait pas autant avec le brouillard et on était un peu déçu. Vers 15h on est arrivé en bas, les bras et le cul en compote et content de pouvoir s’envoyer un bon repas au buffet d’un restaurant après une bonne douche. (Tout était compris dans le prix et ça le valait.) On était de retour à La Paz vers 21h30 après un voyage en camionnette où il a fallut remonter toute la route… dans la nuit. J’ai préféré dormir.

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La Paz et les commerçants boliviens

J’ai passe cinq nuits a La Paz, pas parce que la ville me plaisait particulièrement mais parce que j’avais envie de faire une pause dans les déplacements en bus et surtout parce que je voulais descendre en VTT la fameuse “world’s most dangerous road”. Et comme je ne suis pas très doue pour me renseigner a l’avance sur ce que je vais faire dans la prochaine ville, je suis arrive a La Pas le vendredi soir et j’ai du attendre jusqu’a mardi pour le tour a vélo…

Mais bon, ce n’était pas déplaisant, La Pas n’est pas moche et il y a pas mal de chose à voir dans et en dehors de la ville. Et comme elle se trouve a 3600 m d’altitude et que les rues ressemblent a celles de Lausanne, c’est-à-dire très en pentes, il vaut mieux y aller tranquille! Deux ou trois fois j’ai d’ailleurs cru que j’allais clamser sur le trottoir, a bout de souffle et ayant l’impression qu’il n’y avait pas assez d’oxygène pour alimenter mon petit corps fragile.

La Pas est très réputée pour ses marches des rues et c’est assez plaisant de s’y balader et… de s’y perdre. En effet, une fois entre dans une rue, les étales prennent tellement de places et étant toutes recouvertes de toiles qu’il ne reste plus qu’un petit mètre pour circuler et il est impossible de voir le ciel ni les noms des rues. Amusant mais faut pas être claustrophobe!

On y trouve de tout dans ces marches, des habits aux chaussures en passant par les appareils électroménagers et les casseroles, sans oublier les nombreux stands de CDs et DVDs pirates. A ce sujet, renseignement pris, c’est illégal mais les flics étant tellement mal payes qu’il suffit de leur donner deux ou trois disques et il laisse le commerçant poser son stand (un disque coûtant en moyenne 1$).

Il y aussi bien sur la rue des magasins d’artisanat et ça vaut vraiment la peine de s’y balader. La, on trouve tous les vêtements en laine d’alpaca, les souvenirs pour touristes et autres bibelots ainsi que les poudres et talismans pour éloigner les mauvais esprits et guérir du cancer. Le tout a des prix imbattables, évidemment.

Un truc que j’ai remarque en Bolivie plus qu’en Equateur et au Pérou, c’est qu’en général les boliviens ne semblent pas connaître les règles du commerce. Je m’explique: au lieu de trouver par exemple un magasin d’artisanat ou un coiffeur a différents endroits de la ville, eux ils préfèrent regrouper tous les mêmes services au même endroit. Ca donne donc des rues remplient de coiffeurs, d’imprimeurs, etc. qui se battent pour attirer le client (en fait, ils se battent moins qu’au Pérou ou ça gueulait de tout cote, ils sont plus passifs). Et le pire a mon avis, c’est qu’ils n’ont aucune imagination pour proposer quelque chose de différent du voisin, ce qui ne pousse pas vraiment le client à aller voir plus loin…

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Copacabana et le lac Titikaka

Apres ces aventures machupichuiennes, j’ai decide d’aller directement a Copacabana en Bolivie, sans faire de halte a Puno au bord du lac Titikaka (cote Peruvien). En effet, d’autres personnes m’ayant informe que cette ville est ultra-touristique car etant le point de depart pour la visite des iles flottantes, non moins touristiques et pas si interessantes.

Copacabana porte bien son nom. La petite ville est au bord du lac et sa forme rappelle etrangement sa grande soeur bresilienne. A peine arrive la-bas, que nous avons decide, deux quebecois rencontre en route et moi, d’aller directement passe la nuit sur l’Iles du Soleil, ou est ne le dieu Manco Capac. Elle est a environ 1h30 de bateau de la cote (mais il est tres lent le bateau donc c’est pas si loin) et est habitee par peut-etre 2000 peles qui ne vivent que de la vente d’artisanat, de la peche et de “l’hotelerie”. C’est donc pratiquement desert et fort agreable. Beaucoup de maisons sont cependant en construction et le tourisme risque bien d’exploser ces cinq prochaines annees, alors depechez-vous d’y aller!

Ayant assiste a un couche de soleil on ne peut plus spectaculaire, nous avons decide de nous reveille tot le lendemain pour voir le lever (c’est quand meme fou, je me suis leve pratiquement tous les jours de la semaine entre 5-6h du mat!! :o P). C’etait magique! Malheureusement les photos ne rendent pas aussi bien… Apres avoir passe la journee a marche sur l’ile, nous avons pris le bateau au nord pour revenir sur Copacabana ou je suis reste une nuit avant de partir pour La Paz ou je sejourne actuellement.

Ces quelques jours en Bolivie m’emballent completement. Les gens, soi-disant moins ouverts, sont en fait beaucoup plus vrais et moins interesses qu’au Perou. On peut se balader dans la rue sans se faire arreter tous les 10m par un mec qui veut nous vendre sa m.. Les prix sont incroyablement bas: on peut dormir pour 2-4$, manger pour 1-4$ et acheter des pulls en pur laine d’Alpaca pour 10$!!! Par contre une journee de velo coute 50$…

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Machu Pichu et retour sur Cuzco (part 3)

Le lendemain matin, debout a 5h00 pour prendre le premier bus qui monte a l’entree du site. Oui, on a pris le bus car on avait pas envie de se lever a 4h et de monter des escaliers pendant 1h30 et de toute facon ne pas arrive les premiers sur le site. A 6h on etait assis avec plein d’autres personnes sur les terrasses pour admirer le lever du soleil (et du brouillard) sur les ruines. C’etait fantastique, vraiment feerique! Apres avoir pris des dizaines de photos (vous n’en avez vu qu’une petite partie) On est monte sur l’Huayna Pichu, la fameuse montagne dominant le site. C’etait mortel, des centaines de marches a escalader sur une pente plutot raide. Heureusement que c’etait sec, parce qu’il doit y avoir des morts sinon, la securite n’etant pas celle qu’on a en Europe… C’est d’ailleurs marrant de voir qu’il y vraiment n’importe qui qui monte la-bas en haut, des vieux, des jeunes, des gens equipes et d’autres en petites chaussures bien glissantes. Mais ca valait le coup! La vue etait incroyable et on se sent tout petit au milieu de toutes ses montagnes.

Apres avoir passe quelques temps a admire le paysage, je suis redescendu (les belges voulant faire une autres petite excursion) et en route j’ai croise un autre couple de belges dont j’avais fait la connaissance a Cuzco. Nous avons decide de prendre un guide pour faire le tour du site. C’etait fort interessant malgre l’anglais baragouine de notre guide et le fait que je doute aussi un peu de la veracite de tous ses dires. D’ailleurs, apres une petite discussion avec la belge, prof d’histoire, j’ai realise que malgre que ce site soit vraiment magique et incroyable et qu’on soit sidere par la qualite du travail des Incas (ingenierie, agriculture, urbanisme, etc.), ca n’en reste que tres pauvre par rapport a ce que les romains avaient accompli 1500 ans avant.

Apres environ 10h passe sur le site du Machu Pichu, j’ai decide de redescendre a Aguas Calientes a pieds, mes economies ne me permettant guere de me payer le bus du retour. Avec les jambes en cotons et rien qu’a l’idee que je devrais me taper 40km sur les rails du train le lendemain pour aller prendre le bus, je me suis resolu a acheter un couteux billet de train pour Ollantaytambo (oui, j’ai finalement cede…). Ce n’etait pas plus mal d’ailleurs car le train partant a 5h30 ca me laissait tout le temps pour visiter un peu plus la Vallee Sacree en retournant sur Cuzco.

J’ai visite le site Inca de Ollataytambo, tot le matin. Ce site est celebre pour les enormes pierres travaillees et encastree parfaitement les unes dans les autres. De plus, la vue n’a rien a envier a celle qu’on peut avoir de la vallee du Rhone (surtout avec le soleil levant).

Je me suis ensuite dirige vers Urubamba pour aller voir les extraordinaires salines un peu plus au sud. Celles-ci se cachent un peu dans la montagne dans une terre aride et bouffee par le sel. Apres avoir gravi un petite colline, suant sang et eau sous le soleil de midi, on les decouvre enfin et le spectacle est vraiment surprenant. Le flant de la montagne est blanc et tout en terrasses. Wow!

En resume, ces trois jours passes dans la Vallee Sacree resteront parmi les meilleurs souvenirs de ce voyage. Les photos parlent d’elles-memes (je suis tres content de mon nouvel appareil d’ailleurs).

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Machu Pichu (part 2)

Le voyage de Santa Maria a Santa Theresa etait bien fun. Dans une petite camionnette genre VW du soixantehuitar, entasse avec environ 10 autres personnes sur des banquettes de fortune, j’ai a nouveau pu deguster la joie d’une piste a travers la foret vierge; on a meme traverse un petite riviere, les roues dans l’eau en esperant que le moteur ne cale pas au milieu. Durant le trajet, j’ai fait la connaissance d’un couple de belges avec qui j’ai passe les deux jours suivants.

Santa Teresa, vaguement plus grand que Santa Maria est un village assez moche ou ne vivent que des paysans et des cantoniers. On a trouve une super auberge pas cher (de toute facon, il n’y avait rien de cher) ou on s’est fait enfume le matin au reveil par le voisin qui avait decide de faire un feu juste a cote de notre chambre pas tres bien isolee. Ca reveille!

Apres un petit dejeune rapide on est parti pour une vingtaine de kilometres de marche jusqu’a Aguas Calientes, la ville du Machu Pichu. La moitie du trajet c’est fait sur une petite route terreuse dans une vallee. On n’a d’ailleurs du traverser la riviere qui coulait au milieu a l’aide d’un petit chariot pendu a un cable et tire par une corde. Aventureux… L’autre partie du trajet s’est fait sur les rails du train. Ce n’etait pas tres agreable car il n’y avait pas de sentier a cote des rails et celles-ci n’etant pas de fabrication CFF, ca n’etait pas tres pratique pour marcher dessus.

Aguas Calientes est une ville ultra-touristique, au pied du Machu Pichu entouree de toutes parts par les montagnes. La ville en elle-meme n’a pas beaucoup de charme mais l’ambiance y est tres montagnarde. Il ne faut surtout rien n’acheter au centre de la ville ou les prix flambent mais plutot faire quelques minutes de marches vers l’exterieur pour trouver des epiceries et restaurants a prix raisonnables. (A suivre…)

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Voyage au Machu Pichu (part 1)

L’ultime site a ne pas manque au Perou reste tout de meme le Machu Pichu. Malheureusement, qui dit site a visiter dit abondance de touristes et dit arnaques ne vue. En effet, pour aller de Cuzco a Agua Caliente, la ville au pied du Machu Pichu, les seuls moyens (d’apres les guides touristiques) sont de prendre le train ou de faire l’Inca Trail (deja booke jusqu’en aout). Le billet de train le moins cher coute 44$ aller-retour mais peu monter jusqu’a passe 150$ pour les trains panoramiques. Il faut savoir que l’entree du site ne coute, elle, que 20$ (demi prix pour les etudiants dont je fais encore fierement partie). Donc, pas question pour moi de payer ce billet de train, quand on sait en plus que la compagnie est chilienne et qu’il n’y a pas un rond qui va au Perou.
Apres discussion avec d’autres routards et des locaux, je decouvre qu’il est en fait possible d’aller par un autre chemin en bus et de finir a pieds. Je pars donc vendredi matin pour la ville de Santa Maria avec un bus bien pourri comme on les aime. On met a peu pres 7h pour parcourir 130km a travers les montagnes, empruntant des routes en terre et evitant les eboulements recents. Je ne parle pas des paysages, c’est juste la folie!
Santa Maria est un bled de 20 baraques, 2000 milles habitants, perdu au milieu des montagnes. C’est la jungle. On se croirait dans une ville du Far West avec un peu plus de verdure autour. Sur la place du village ou on nous debarque, il y a 3 pequenots qui vendent des bananes et c’est tout. Un peu paume je cherche quelqu’un pour m’indique un moyen d’aller a Santa Theresa, la ville ou je compte passer la nuit. Tout d’un coup, voila une camionnette qui debarque et nous propose (on etait 5 touristes) de nous y emmener. On nous fait payer le double du prix parce que soi disant ils ne font le trajet que s’il y a 10 personnes mais on fait finalement le voyage cougne sur les minuscules banquettes avec une dizaines d’indigenes qui eux, vraissemblablement, ne paie rien. (a suivre…)

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Cabanaconde, Cuzco et petits deboires…

J’ai passe deux jours magiques au Canyon del Colca, un peu au nord de Arequipa. Quand je dis “un peu”, c’est environ 150 km mais le trajet en bus dure environ 7h. Il n’y a pas de route asphaltee pour y arrive, mais une piste a travers la cambrouze. Ca rend le voyage assez pittoresque et… les reins demolis. Sans parler des narines qui ramassent toutes les bonnes odeurs des agriculteurs rentrant du travail et dont leurs habits ont oublie depuis longtemps ce qu’est la lessive. On dira que ca forge le caractere.

Cabanaconde est un vrai bled perdu au milieu des montagnes avec des vues fantastiques sur les sommets avoisinants. Il y a a peine l’eau courante et les fils electriques ne vont pas encore dans toutes les maisons. Pour moi, c’etait l’ideal pour se reposer un peu de la vie trepidante des ville. Petit souper au chandelles avec un autre gars et au lit a 9h30. Le pied!

Le lendemain matin, debout a 6h30, je partais pour l’oasis qui se trouve tout au fond du canyon. On m’a dit de compter environ 6h de marche aller-retour et je voulais prendre l’ultime bus pour Arequipa a 14h. J’ai donc bien trace et je suis assez fier de dire que j’ai finalement fait cette marche en 4h, mais j’en ressent encore les courbatures. La descente etait particulierement epineuse car tres tres raide. A chaque pas il fallait faire attention de ne pas passer en bas, mais ca avait le merite d’offrir une vue imprenable sur tout le canyon. La remontee etait un peu moins drole, le soleil tapait fort et c’etait comme de monter des escaliers pendant 2h30, mais c’etait un joli petit challenge. Et ca vallait la peine, car de trouver une oasis au milieu de ces montagnes plutot desertiques et couvertes de cactus etait vraiment feerique. Une ou deux familles y vivent et ont quelques bungalows a louer pour le touriste qui ne veut pas remonter tout de suite. Il y a meme une piscine au milieu de l’herbe verdoyante et des palmiers. Magique!

L’apres-midi, je suis alle a la Cruz del Condors, un mirador a 30 min de bus de Cabanaconde ou l’on peut, soit disant, y voir une miriade de condores volant au dessus du canyon. Tu parles, j’ai rien vu! Par contre je me suis fait une petite frousse en ne voyant pas venir le bus. En effet, j’etais perdu au milieu des montagnes, a 2h de marche de la premiere maison et je n’etais pas sur d’etre sur la bonne route… Mais finalement il est venu, avec le retard peruvien habituel.

Le lendemain, de retour a Arequipa, j’ai passe ma journee d’anniversaire a me balader, lire vos mails et commentaire et enjoying (comment on dit deja en francais??) l’ambiance. Je me suis offert un bon p’tit restau typique arequipenien dans une des banlieues de la ville ou j’ai aussi pu admirer le volcan Misti dans toute sa splendeur.

Mais voila, toutes ces belles choses et ces beaux paysages que j’ai photographies a n’en plus pouvoir, vous ne les verrai probablement jamais. Et oui, pour mon anniversaire, mon voisin de bus pour Cuzco a trouve sympa de me voler mon appareil. Je suis franc fou! Deja que ce voyage en bus etait un pur calvaire car il faisait dans les 0ºC (sans deconner) et qu’il etait donc impossible de fermer l’oeil, et je me fait encore faucher dans mon sac quand je m’absente 5 min au milieu de la nuit pour aller au toilettes. Le pire c’est que je n’ai realise ca seulement arrive a l’hotel alors que d’autres personnes se sont aussi fait voler durant la nuit et qu’au terminal des bus ils ont demande a tous les voyageurs d’ouvrir leurs sacs a main (dont le mien) et je n’ai rien vu. Shit! Comme je suis pratiquement sur que c’est mon voisin de siege, ils m’ont dit a la police qu’il serait possible de le retrouver (les places sont nominatives). Mais je doute un peu pour mon appareil… Le plus rageant est de se trouver dans la plus belle ville du Perou sans pouvoir prendre de photos! :-( (

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Lima, Nazca et Arequipa

On n’a pas arrete de me repeter que la ville de Lima est la pire ville du Perou, qu’elle n’est pas belle ni propre. Ah mon humble avis, le seul tort qu’on puisse faire a Lima c’est de n’etre simplement qu’une grande ville de plus; avec des beaux et des moches quartiers, des musees, des eglises et de la circulation a n’en plus pouvoir. A part ca, rien de vraiment terrible a part qu’on a vite fait le tour. Je ne me suis donc pas attarde et je suis parti le lendemain matin. J’ai quand meme passe une soiree bien cool avec quelques autres routards au bar de l’hotel, une sympathique cahute sur le toit (juste a cote de ma chambre, c’est plus pratique…) rempli de plantes exotiques et d’une tortue pinceuse de pieds.

Le lendemain, je suis parti a Nazca pour aller voir les fameuses lignes et dessins faites par les “Incas” dans le desert. Les lignes font des kilometres de long et personne de nos jours n’a encore reussi a dechiffre leur significations. Certains vont meme a penser que ce sont des extraterrestres qui les ont dessinee… Les dessins sont, par contre, plus explicitent et representent des symboles utilises par le peuple Incas et on les retrouve sur de nombreuses peintures et ceramiques. Mais comme ces dessins ont quand meme une taille moyenne de 50 m de cotes il est necessaire de les voir d’en l’air pour pouvoir les apprecier pleinement. J’ai donc fait un tour le lendemain matin dans un petit avion pour aller voir ca de plus pres. C’etait mon deuxieme vol en Cesna et c’etait tout aussi sport pour mon estomac que la premiere fois. Heureusement, sur les multiples recommendation du type de l’agence, je n’avais rien manger et tout c’est bien passe, mais j’avais un peu de peine a me concentrer sur la vue. En fin de compte, je suis content de l’avoir fait mais ca n’est pas inoubliable… (Les photos sont nulles, artistiquement parlant, mais on peut y voir les differents dessins en zoomant un peu.) Le reste de la journee n’a ete que detente et seance de yoga pour eviter de m’arracher la peau que de sales moustiques ont pris gout a piquer durant la nuit. J’en souffre encore! :’o(

Le soir meme, je suis parti a Arequipa avec un bus de luxe muni de sieges inclinablent en lit. La grande classe. Ca m’a effectivement aide a mieux dormir mais c’est toujours pas le top… Arequipa est consideree comme la deuxieme plus belle et importante ville du Perou apres Cuzco. J’aime beaucoup le style colonial. Les eglises et certaines maisons de la vieille villes sont faites en pierre volcanique qui leur donnent un bel aspect rupestre et lumineux. J’ai visite, ce matin, l’enorme monastere de Santa Catalina, une petite ville dans la ville. J’ai vraiment beaucoup aime l’architecture et les couleurs (cf. gallerie).

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Huaraz et ses Alpes peruviennes

N’etant toujours pas capable de faire la difference entre am et pm dans l’indication des heures, j’ai passe une journee de trop a Trujillo a attendre betement le bus jusqu’au soir. C’etait mon premier voyage en bus de nuit. C’est pas ce que je prefere, c’est inconfortable et il est difficile de fermer l’oeil avec tous les trous et les virages de la route…
Je suis arrive a Huaraz a 6h30 et a 6h31 j’avais deja 3 ou 4 mecs des agences touristiques sur le dos pour me proposer le meilleur hotel ou prix le plus bas ainsi que tous les tours possibles et imaginables faisables dans les montagnes. J’ai appris une chose la-bas: ne jamais leur laisser entendre qu’on est interesse. Mais je ne le savais pas encore ce jour la et quand un gars m’a propose de faire un tour j’ai dis que j’allais reflechir. Ils ne te laissent pas reflechir, ils veulent que tu signes dans la rue!! Tres peu pour moi. Malheureusement, comme je suis alle a l’hotel que ce meme type me conseillait (pas trop mal d’ailleurs), il est venu frapper a la porte 2 fois par jour pour savoir si j’etais toujours interesse et si j’allais signe. Une veritable purge!! Pour me venger, chaque fois qu’il venait je trouvais un autre argument pour repousser un peu le moment de la signature du contrat et finalement je suis parti sans rien faire avec lui. Quelle satisfaction! :o )
Je ne suis pas reste inactif, le jour de mon arrivee j’ai fait 6h de velo avec un groupe de touristes et deux guides. C’etait bien fun, surtout la descente (45 min a fond les manettes), mais hyper crevant. Le melange de fatigue, d’altitude et de manque d’entrainement mon completement tue (j’ai encore un peu de peine a m’asseoire…).
Je me suis donc occtroye, le lendemain, une journee purement touristique: un tour en bus. C’etait pas mal, le guide nous faisait son speech dans le bus et on s’arretait a peu pres toutes les heures pour faire trois pas et prendre des photos. J’etais le seul gringos de tout le bus, la majorite des autres touristes etant de Lima. Je n’ai eu aucun contact avec eux, leur style egalant pas mal celui des touristes americains, que j’adore…
De retour le soir a l’hotel, j’ai decide que j’allais m’en alle tout de suite de cette ville beaucoup trop touristique pour moi. J’aurais voulu faire un tour dans la montagne avec un guide (je me permet de douter toujours un peu de son utilite mais il semble indispensable), mais j’etais trop naze et les nuages recouvraient a peu pres tous les beaux sommets enneiges. J’ai donc quitte Huaraz pour Lima ou je suis arrive a 5h tout a l’heure.

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