La Paz et les commerçants boliviens
Mais bon, ce n’était pas déplaisant, La Pas n’est pas moche et il y a pas mal de chose à voir dans et en dehors de la ville. Et comme elle se trouve a 3600 m d’altitude et que les rues ressemblent a celles de Lausanne, c’est-à-dire très en pentes, il vaut mieux y aller tranquille! Deux ou trois fois j’ai d’ailleurs cru que j’allais clamser sur le trottoir, a bout de souffle et ayant l’impression qu’il n’y avait pas assez d’oxygène pour alimenter mon petit corps fragile.
La Pas est très réputée pour ses marches des rues et c’est assez plaisant de s’y balader et… de s’y perdre. En effet, une fois entre dans une rue, les étales prennent tellement de places et étant toutes recouvertes de toiles qu’il ne reste plus qu’un petit mètre pour circuler et il est impossible de voir le ciel ni les noms des rues. Amusant mais faut pas être claustrophobe!
On y trouve de tout dans ces marches, des habits aux chaussures en passant par les appareils électroménagers et les casseroles, sans oublier les nombreux stands de CDs et DVDs pirates. A ce sujet, renseignement pris, c’est illégal mais les flics étant tellement mal payes qu’il suffit de leur donner deux ou trois disques et il laisse le commerçant poser son stand (un disque coûtant en moyenne 1$).
Il y aussi bien sur la rue des magasins d’artisanat et ça vaut vraiment la peine de s’y balader. La, on trouve tous les vêtements en laine d’alpaca, les souvenirs pour touristes et autres bibelots ainsi que les poudres et talismans pour éloigner les mauvais esprits et guérir du cancer. Le tout a des prix imbattables, évidemment.
Un truc que j’ai remarque en Bolivie plus qu’en Equateur et au Pérou, c’est qu’en général les boliviens ne semblent pas connaître les règles du commerce. Je m’explique: au lieu de trouver par exemple un magasin d’artisanat ou un coiffeur a différents endroits de la ville, eux ils préfèrent regrouper tous les mêmes services au même endroit. Ca donne donc des rues remplient de coiffeurs, d’imprimeurs, etc. qui se battent pour attirer le client (en fait, ils se battent moins qu’au Pérou ou ça gueulait de tout cote, ils sont plus passifs). Et le pire a mon avis, c’est qu’ils n’ont aucune imagination pour proposer quelque chose de différent du voisin, ce qui ne pousse pas vraiment le client à aller voir plus loin…