The world’s most dangerous road

Mardi matin, à peine réveillé à 7h30 dans le hall de l’hôtel, j’attends patiemment le guide qui doit venir me chercher avec la camionnette pour aller descendre cette fameuse route. 30 minutes plus tard, le voilà qui se pointe tranquillement et m’annonce la bouche en coeur qu’il faut encore attendre 30 minutes un autre type de l’hôtel à qui on a donné rendez-vous à 8h30! C’est ce genre de truc qui provoque chez moi des pulsions meurtrières et ne m’étonne plus que ces pays aillent si mal.

Entre parenthèses, c’est pas moi qui l’ai dit le premier mais un guide péruvien d’il y a quelques semaines en arrière qui implorait les touristes (péruviens) d’arriver à l’heure pour les visites en essayant de leur faire comprendre que c’est en commençant par ça que leur pays pourrait un jour être un peu plus développé. Ça laisse songeur… Le plus drôle reste à mon avis, l’insistance que les gens des compagnies de bus mettent, chaque fois que j’achète un billet, pour me faire arriver une demie heure avant le départ du bus programmé sachant pertinemment qu’il partira de toute façons une demi en retard! Ha, ha, qu’est-ce que je rigole des fois!! Fin de la parenthèse coup de gueule. ;o))

Finalement, nous voilà tous prêts au départ de la route vers 10h a environ 4600 m d’altitude. On revêt tous les couleurs de l’agence (une superbe veste imperméable jaune pétant) afin de nous différencier des 5 autres agences qui descendent en même temps. Les autres sont des locos (fous) d’après notre guide, un gars sympa mais vraiment très prudent (un peu parfois!). Nous sommes un groupe de 8 touristes (3 israéliennes, 3 hollandaises, 1 hollandais (ouf, pas que des miss!) et votre serviteur) ainsi que 2 guides à vélo et 1 chauffeur-photographe en camionnette.

Environ 2 heures de descentes grisantes sur le bitume avec un beau soleil, 1h30 sur un chemin terreux et boueux dans le brouillard et 2 heures sur le même chemin, plus dans le brouillard mais dans la poussière. Trop cool! La partie dans le brouillard était sensée être la plus périlleuse, avec un grand vide en bas la route, mais ça ne le faisait pas autant avec le brouillard et on était un peu déçu. Vers 15h on est arrivé en bas, les bras et le cul en compote et content de pouvoir s’envoyer un bon repas au buffet d’un restaurant après une bonne douche. (Tout était compris dans le prix et ça le valait.) On était de retour à La Paz vers 21h30 après un voyage en camionnette où il a fallut remonter toute la route… dans la nuit. J’ai préféré dormir.

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