Surcre, Potosi et ses mines

J’ai mis à peu près une semaine pour descendre de La Paz à Uyuni. J’ai d’abord fait une halte à Oruro juste pour m’éviter de me taper 14h de bus d’un coup. J’ai ensuite tracé en direction de Sucre où j’ai posé l’ancre pendant 3 jours. C’est une ville où il n’y a pas grand chose à faire mais qui est très belle et agréable pour se reposer, flaner et prendre le soleil dans ses rues aux maisons blanches. Le dernier soir a Sucre, j’ai re-rencontré les deux belges, Katherin et Ruben, que m’avaient présenté le couple d’américains à Cuzco. Ils tombaient à pic car je commençais à vaguement ressentir l’effet un peu pénible de la sollitude. Comme ils quittaient Sucre aussi le lendemain pour Potosi, nous avons décidé de voyager ensemble.

Contrairement à Sucre, Potosi est une ville assez moche mis à part son centre historique. En effet, c’est une ville qui a été fondée essentiellement pour les mineurs qui travaillent dans les nombreuses mines de métaux de la montagne. C’est d’ailleurs pour ces mines que la ville est relativement touristique et qu’il n’a pas été très évident pour nous de trouver un hôtel convenable et pas trop cher.

A propos d’hôtel, c’est amusant de voir que les attentes des uns ne correspondent pas toujours à celles des autres. J’ai toujours trouvé des endroits où dormir vallant en moyenne 5$ avec salle de bain en commun qui étaient à mon avis corrects pour le prix. Je pensais que tous les routards cherchaient ce genre d’hôtel mais j’ai en fait réalisé que ce n’est pas le cas et qu’il y en a quand même pas mal qui recherche un peu de confort. Ça reste bon marché par rapport à chez nous, 10$ pour une chambre avec salle de abain et parfois la TV et le petit dejeuné, mais ça double le budget. Personnellement, je préfère claquer mes sous en “bonne” nourriture qu’en chambre d’hôtel.

La visite des mines de Potosi est une véritable industrie. Il y a une bonne dizaine d’agence qui proposent des tours plus ou moins long, plus ou moins cher. On a donc commencé à chercher la meilleure, tâche particulièrement difficile car on se retrouve toujours en face de marseillais ou de menteur professionnels. On a jeté notre dévolu sur celle qui proposait exactement la même chose que la plus chère moins la visite du musée pour 3$ de moins.

Et bien on aurait dû payer les 3$. Ce qu’on ne savait pas et que la miss de l’agence s’est bien gardé de nous dire c’est que le guide est un pur cinglé. Un ancien mineur. Actuellement les mineurs ne vivent toujours pas vieux (40 ans), lui, il a arrêté avant mais il en garde les séquelles.

Au lieu de suivre les galleries “normales” de la mine, déjà particulièrement basses pour nous autres gringos, ce type voulait absolument nous faire ramper et ce, malgré nos réclamations. A mon avis, il voulait nous montrer comment le travail d’un mineur et difficile à nous autres, européens capitalistes esclavagistes (la plus part des compagnies minières de Potosi sont européennes). Il faut savoir qu’en plus de ramper et de se tapper la tête (on avait un casque, heureusement), il y a une fine poussière de cailloux qui flotte dans l’air et qui empêche de respirer ainsi qu’une chaleur atroce (il fait environ 0ºC à l’entrée et jusqu’à 40ºC plus au fond…). A part les difficultés physiques et le manque d’explications de notre guide (qui ne savait vraissemblablement pas grand chose), ça valait la peine de voir ça une fois et même si de travailler derrière un ordi me fait mal au dos, je vais arrêter de me plaindre.

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