Salar de Uyuni

Nous sommes arrivé le mercredi 31 mai en fin d’après-midi a Uyuni. Le trajet en bus depuis Potosi était de nouveau toute une aventure, sur une route non goudronnée, avec des passagers les uns sur les autres, puants et grognants comme pas possible (j’ai eu personnelement droit au bébé baveux et maladif et Ruben a une grosse mami péteuse sur son accoudoir).

A Uyuni, il n’y a rien a faire a part réserver un tour en jeep dans le desert de sel. Comme j’étais accompagné et que mes amis désiraient choisir l’agence seulement le lendemain, on a donc glandé pendant un jour et demi. Par chance, juste a coté de notre hotel, il y avait un super bar-restaurant-office du tourisme ou il passait des DVDs au choix sur écran géant. En plus, c’était agréablement chauffé. Oui, je dis bien chauffé! Car à notre hotel on nous a assuré qu’il y avait le chauffage mais on a finalement réalisé qu’il n’ouvrait le gaz que le soir et qu’il l’arretait au milieu de la nuit. Les pingres! Ca fait que malgré tous mes efforts, j’ai choppé très rapidement un crève, la température devant avoisiner les -5°C dans la chambre… (au plus, car j’ai rarement eu aussi froid de ma vie!).

Basé sur le ranking impartial des agences que proposait notre super office du tourisme, nous en sélectionné quelques unes et on est parti investiguer sur place. Elles proposaient de nouveau presque toutes la meme chose pour plus ou moins le meme prix. Il y a donc des menteurs! Evidemment, c’était pour bibi…

Le plus important dans un tour comme ca (environ 1000km, pas de route goudronnée, 3 jours de bagnole non-stop): c’est la bagnole justement. On nous a garanti que l’agence possédait le nouveau modèle de jeep confortable comme sur les photos, là sur le mur. C’est vrai, ils l’ont. Mais il ont la vieille merde qu’on s’est tapé pendant les 3 jours. A devenir cinglé: quand on est assis au milieu, ca va, mais quand on est assis derrière, sur les sièges d’apoint dans le coffre, juste au dessus des roues, ca va pas du tout!! On est était 8 dans cette caisse, le chauffeur et sa femme (la cuisinière) devant, les deux belges, deux tchèques, une anglaise et moi. Comme s’était absolument horrible, on échangeait de place toutes les cinq heures.

Bon, juste pour terminer avec la voiture: on a quand meme creve deux fois un pneu, failli faire surchauffer au moins vingt fois le moteur car il y avait une fuite du radiateur, detruit le chauffage le jour de plus grand froid et fait serré un frein (que le chauffeur a réparé avec un bout de sa chaussure…). En plus, comme le moteur était vieux, on avancait pas et on devait partir avant toutes les autres agences pour arriver environ 2-3h après elles. Que du bonheur, les amis, que du bonheur!!!

Ben oui en fait, à part ces quelques “désagréments” c’était vraiment pas mal. Ca a été parmi les plus beaux paysages de mon voyage (et j’en ai vu pas mal). Le désert de sel: une blancheur platte à perte de vue, des lacs de toutes les couleurs au milieu de déserts à la Star Wars, sans ame qui vivent à des kilomètres à la ronde. On passait la nuit dans de petits patelins où on se demande bien ce que les gens fouttent de leurs journées. Pas d’électricité à part avec un génératrice, pas de téléphone et on nous faisait dormir dans les dortoirs non chauffés pendant que les chauffeurs et cuisiniers s’entassaient dans la cuisine, elle bien chaude. Moyenageux à souhait mais très bonne expérience.

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