Derniers jours en Bolivie

En rentrant du tour dans le désert de sel, mes amis et moi avons pris le train pour Tupiza à 3h du matin. Ce fut une longue journée, levé a 4h30 pour finir dans un train inconfortable près de 24h plus tard. Nous avons eu d’ailleurs une mauvaise surprise (une de plus): nous avions demandé à l’agence qui nous organisait le tour de nous acheter des billets de train car il est particulièrement difficile de s’en procurer, la file d’attente pouvant durer jusqu’à passé 3h, sans organisation aucune! Une sorte de cohue générale… On avait demandé des billets de 2ème classe, la première étant le double du prix (ce qui reste très raisonable) et la troisième étant à éviter absolument. Finalement, le soir de notre retour, on nous informe qu’il n’y avait plus de place libre ni en 2ème ni en 1ère alors on elle nous a pris des 3ème classe. Joie! Nous qui nous réjouissions de pouvoir dormir un peu c’était raté. Les gens étaient assis les uns sur les autres, ils puaient, il n’y avait pas de chauffage et les sièges étaient aussi confortables qu’une planche en bois avec un dossier droit. Inutile de dire qu’on a pas beaucoup fermé l’oeil…

Nous sommes arrivés à Tupiza vers 9h du matin. La première chose que j’ai faite a été de dormir pendant toute la journée. J’étais aussi assez content de me retrouver un peu seul, la vie en communauté me convient à petites doses et là ca faisait presque une semaine que j’étais avec d’autres.

Tupiza est une ville complétement inintéressante en elle-même mais est très réputée pour sa campagne avoisinante. Je voulais à la base faire un tour à cheval mais j’ai finalement abandonné l’idée, trop fainéant pour chercher une bonne agence…

Cependant, après avoir passé la matinée du lendemain à hésiter entre prendre un bus à 4h du matin pour rejoindre la frontière ou un train, à 4h du matin aussi, je suis allé me balader. Comme mon sens de l’orientation ne s’est pas beaucoup développé depuis le début du voyage, je me suis rapidement retrouvé à l’opposé de l’endroit où j’avais prévu d’aller. Ce n’était pas plus mal, car je me suis vite retrouvé à escalder une montagne d’où j’ai pu admirer des paysages plus que magnifiques que je n’aurais probablement pas pu voir si j’étais arrivé au bon endroit…

Debout à 3h, après quelques heures de sommeil, je faisais les 100 pas devant la gare à attendre que le chef l’ouvre. Ce même chef m’avait recommendé d’être là au moins une heure avant le passage du train (à 3h donc) pour acheter mon billet. Après l’expérience de Uyuni, ca me paraissait une heure correcte. Grand naif que je suis! Il n’y avait pas un chat dans cette gare (en fait, j’étais le seul passager à monter) et elle n’a ouvert que 10 min avant que le train n’arrive… j’aime! Heureusement, cette fois-ci le wagon était chauffé et j’ai pu dormir convenablement.

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